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Journal Toulousain
“J’ai vu une annonce sur un gratuit et j’ai décidé de franchir le pas. Je suis très satisfait du service rendu ”.
Pour rompre avec la solitude
Jacques, Toulousain, a fait appel à “Eurochallenges”
“J’ai vu une annonce sur un gratuit et j’ai décidé de franchir le pas. Je suis très satisfait du service rendu. Ils sont très gentils, et ont répondu immédiatement à mes demandes. Rapidement j’ai eu des photos et des dossiers en ma possession. J’ai eu beaucoup de propositions… Dès la première rencontre, ma satisfaction était totale et depuis une semaine je suis marié”.
L’été reste pour beaucoup la saison de la drague. La plage, le sable, les bikinis… Mais pour certains la vie est plus injuste: Séparation, divorce, célibat durable etc. A l’entrée du 21ème siècle, le célibat est un véritable fléau. Nous comptons par exemple 57 463 célibataires à Toulouse (source Asterop), qui sont devenus les acteurs bien involontaires d’une nouvelle économie. Sites Internet, discothèques et agences matrimoniales se partagent donc le marché. La société “Eurochallenges”, spécialisée dans l’international, se veut l’un des leaders de la toile “Célibat”, et propose aux hommes les plus démunis de trouver leur bonheur sous d’autres cieux (Pays de l’Est, Asie…). Une manière de réconcilier le sexe masculin avec des valeurs que l’on pensait rétrogrades mais qui permettent à beaucoup de vivre enfin leur couple dans la sérénité. Nous nous sommes entretenus avec Anne Muser, ancienne élue politique passée dans le monde de l’entreprise, directrice d”’Eurochallenges”, pour qui la solitude ne doit plus être une fatalité.
Comment est née l’aventure “Eurochallenges” ?
Anne Muser :
Cette entreprise est née d’expériences.
Avant d’en prendre la direction, j’ai été suppléante d’un député et élue municipale. Dans ce cadre, j’ai œuvré en donnant des conseils, en rendant des services etc.
Par la suite, mes moyens diminuant, j’ai souhaité offrir mes services… Pour en vivre.
La spécificité de votre entreprise, c’est l’International. Est-ce à dire que nos célibataires ne trouvent plus leur bonheur chez nous ?
Souvent, nous rencontrons des célibataires qui sont des personnes qui ont eu une expérience négative avec nos concitoyennes, et qui vivent un célibat non accepté. Étant donné qu’ils ont eu pour certains de nombreux échecs successifs, ils vont tenter une autre voie. Ils vont rechercher entres autres, les valeurs d’antan. Ces valeurs, on les trouve dès que l’on passe certaines frontières où les jeunes femmes sont encore éduquées comme nos mères. Avec le respect des anciens, de l’homme dans le couple, de la famille…
Quels plus apporte donc ce type de rencontres ?
Il y a l’intérêt culturel qui est loin d’être négligeable. C’est la vision du monde avec un nouveau regard. Cela donne des couples qui ne sont jamais plats, jamais monotones.
Comment entrez-vous en contact avec les célibataires venus d’ailleurs ?
Nous avons des agences partenaires à travers le monde, qui nous permettent pour ainsi dire d’exporter la loi française. Les personnes signent des contrats d’adhésion de la même manière que les célibataires français. Nous avons donc des envois de dossiers entre la France et l’étranger.
Avez-vous un profil type de vos célibataires ?
Non, je ne crois pas. Nous reflétons vraiment toutes les classes sociales. Par contre, nous avons un nombre plus important de messieurs ayant entre 30 et 50 ans, qui sortent souvent d’un divorce et qui désirent recommencer une vie nouvelle.
Comment interprétez-vous le nombre croissant de célibataires ?
C’est l’évolution de notre société qui est ainsi faite. Les gens veulent prendre moins de risques car souvent échaudés par leur propre passé. Ils font aussi davantage confiance qu’auparavant aux gens dont le métier est d’organiser des rencontres.
Vous considérez le célibat comme un véritable marché économique ?
Je n’ai jamais considéré cela comme un marché. C’est considéré comme tel par les médias, surtout au vu de ce qui se passe sur internet. Vous avez désormais des sociétés d’envergure internationale qui font de l’or avec le célibat sur la toile. Mais tout ceci n’est qu’illusion. La plupart du temps, ce qui se passe sur Internet est tout de même mensonger.
Et votre activité dans dix ans vous l’imaginez comment ?
Je la vois évoluer toujours dans le positif. Chaque année, nous essayons d’améliorer nos services. Il y a dix ans, j’ai commencé toute seule à Lyon, et maintenant nous avons huit cabinets dans les plus grandes villes de France avec 45 collaborateurs. Et je pense que cela peut encore évoluer…
Propos recueillis par Thomas Simonian










































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