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Les femmes Russes victimes de harcèlement sexuel
En Russie, une jeune femme russe (22ans) qui avait porté plainte contre son employeur pour harcèlement sexuel s'est vue déboutée de sa plainte par un tribunal russe.
En Russie, une jeune femme russe (22ans) qui avait porté plainte contre son employeur pour harcèlement sexuel s'est vue déboutée de sa plainte par un tribunal russe.
La jeune femme russe avait espéré être la troisième femme dans l'histoire de la Russie à gagner son procès en harcèlement sexuel contre son employeur. La jeune femme russe à raconté au tribunal s'être faite licencier après avoir refusé une relation intime avec son patron de 47 ans. « Il nous disait que les femmes qui voulaient coucher avec lui a son signal n'avait qu'a se manifester – je pensais que c'était une plaisanterie mais en fait c'était au premier degré » Explique t-elle.
Le juge russe a clos le dossier non pas par manque de preuves mais parce que, selon lui, « S'il n'y avait pas de harcèlement sexuel nous n'aurions pas d'enfants ». En gros, le harcèlement sexuel est nécessaire au taux de natalité russe. Si vous ne le faites pas pour votre carrière, faites le au moins pour votre pays !
Déjà du temps de l'URSS...
Le harcèlement sexuel sur le lieu de travail et à l'université étaient fréquents. Il semblerait que les choses n'aient pas change depuis la fin du communisme. Un récent sondage indique que 100% des femmes russes interrogées affirment avoir été victimes de harcèlement sexuel, et 32% de ces jeunes femmes ont avoués avoir eu au moins un rapport sexuel avec leur employeur. Pire, 7% affirment avoir été violées, et 80% des sondées ont déclaré penser qu'il est impossible en Russie d'obtenir une promotion sans avoir un rapport intime avec sa hiérarchie.
Les femmes russes se plaignent aussi que des faveurs sexuelles sont parfois demandées lors d'entretiens d'embauche. Seules deux femmes russes ont gagné leur procès pour harcèlement sexuel depuis la fin de l'Union Soviétique, une en 1993, et une en 1997. Nul doute qu'elles sont au chômage aujourd'hui.

Les associations de droits de l’homme considèrent que la femme russe est un citoyen de seconde zone et qu’elle est l’objet du plus haut taux de violence domestique au monde.
Le harcèlement sexuel, le fossé entre théorie et pratiques, les violences contre les femmes sont communes à toutes les sociétés. Les différences résident dans la temporalité, la localisation et la reconnaissance de ces violences. En matière d’information ou de législation - libéralisation sexuelle et pénalisation des violences -, les Françaises ont gagné nombre d’avancées, mais qui souvent restent théoriques - on peut le constater au nombre important d’affaires judiciaires de violences contre les femmes, classées sans suite en France.
En Russie, le mythe de l’émancipation féminine, édifié par la Révolution d’octobre, reste très vivant et il est toujours périlleux pour une femme de se plaindre de violences ou de harcèlement sexuel, de surexploitation au travail par les hommes.
En France ou en Suisse, le harcèlement sexuel n'est pas un jeu, c'est un délit.
Et chaque année, près d'une personne sur deux sont confrontées, directement ou indirectement au problème. Plus concrètement, il apparaît qu'en Suisse, 28% des employées et 10% des employés ont déjà été victimes de harcèlement sexuel au cours de leur carrière. Voilà la conclusion principale de la première étude nationale consacrée à cette problématique. Elle a été commandée par le Secrétariat Suisse à l'économie (seco) et par le Bureau fédéral de l'égalité. Les chercheurs se sont appuyés sur un échantillon de 2020 individus.
Commentaires graveleux ou plaisanteries dégradantes

Dans la majeure partie des cas constatés, le harcèlement est constitué par une succession de commentaires graveleux ou de plaisanteries dégradantes. Rares sont les cas de comportement vraiment déplacés. Mais quoi qu'il en soit, la base légale est la même: il s'agit de l'article 328 du Code des obligations et de l'art. 6 de la Loi Suisse sur le travail. Si l'arsenal juridique est suffisant, dans la pratique le plaignant attend souvent la fin des rapports de travail (licenciement ou démission) avant de saisir la justice. «Il est rare, d'après mon expérience, que les personnes se confient à leur employeur, la peur de ne pas être pris au sérieux domine» .
Trop peu coopératif au goût de sa chef
Il y a une année, l'homme de loi Suisse a remporté une victoire très importante au Tribunal fédéral, en faisant condamner une patronne pour harcèlement sur un employé. Ce dernier, marié, avait subi plus que des avances répétées de sa supérieure hiérarchique. Outre des propos grivois et des messages salaces, elle avait été jusqu'à lui griffer le torse et avait tenté de «coincer» son subordonné. Celui-ci, trop peu coopératif au goût de sa chef, avait finalement été licencié. Verdict de ces jeux interdits: 84 000 francs d'indemnités versés par la société (six mois de salaires et 10 000 francs à titre de tort moral). Sur un plan civil, la victime aurait difficilement pu espérer mieux.
«Evidement, dans ce genre d'affaire, la difficulté principale réside dans les preuves», explique un avocat Suisse, qui peut toutefois souvent compter sur les nouvelles technologies pour appuyer les dires des victimes. «C'est fou le nombre de SMS, MMS et autres e-mails que les harceleurs envoyent…»





































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