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Saint-Pétersbourg, l’impériale
La majestueuse ville-musée au climat si doux n’est jamais tant magnifiée qu’au temps des «nuits blanches», entre mai et juillet, quand le jour s’attarde jusqu’à durer plus de dix-huit heures…
Ils peuplent notre imaginaire, les clichés de l’ex-Petrograd, ex-Leningrad, redevenue Saint-Pétersbourg en 1991… Interminables façades baroques ou dômes croulant sous les ors, images saisies au détour d’un catalogue de voyages, évocatrices, mais tellement en-deçà de la réalité. Saint-Pétersbourg est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, mais elle n’est pas que cela. Elle est une atmosphère, tellement russe, tellement européenne. Elle est une lumière exceptionnelle, magique… Le cercle polaire n’est pas si éloigné, de 800 km seulement. Et s’il est une expérience inoubliable, sublimée par le crépuscule fantomatique des nuits blanches, c’est sans conteste le spectacle des huit ponts sur la Néva qui se lèvent simultanément pour permettre le passage des navires.
Démesure et romantisme
Saint-Pétersbourg constitue une sorte de démesure patrimoniale et architecturale, qu’exploitent à l’envi les guides touristiques. En octobre 2000, le magazine «Grands reportages» n’y recensait-il pas 90 rivières et canaux (la Venise du Nord !), 340 ponts, 3000 monuments classés, une vingtaine de palais fastueux… Et, pour le seul musée de l’Ermitage, 350 salles d’exposition, et trois millions d’œuvres. De quoi couper le souffle au voyageur le plus impénitent. Alors, certes, la capitale fondée en 1703 par Pierre le Grand sur des marais insalubres se pare d’un orgueil impérial. C’est bien ainsi que le souverain l’avait souhaitée. Mais on ne saurait lui en vouloir. Y flâner, s’y gorger d’un lustre retrouvé, c’est faire siennes les extravagances d’une cité jeune de presque trois siècles, au romantisme exubérant.
Surtout ne rater pas l’Ermitage, bien sûr, et ses collections majeures sur le plan mondial. Le seul musée de la ville qui ne se visite pas patins aux pieds ! Et aussi la collégiale Pierre-et-Paul, où reposent tous les Romanov, l’emblématique Perspective Nevski et ses palais, banques et boutiques, la cathédrale St-Isaac et son dôme doré qui offre la plus belle vue sur la ville. On ne saurait que trop conseiller la découverte des intimes musées-appartements, dont celui de Pouchkine. N’oubliez pas d’emprunter le métro, c’est aussi là que bat le cœur de Saint-Pétersbourg !
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